Monday , September 25 2017
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Quand le pilote et entrepreneur Philippe Bayard de Sunrise Airways se prend et agit comme un grand commandeur d’esclaves nègres haïtiens.

“Peyi a pa gen pwoblèm entèlektyèl; li gen pwoblèm moun ak konsyans” Senatè Don Kato.

Hier matin, j’écoutais les éditions de nouvelles sur deux stations de radio différentes de la capitale haïtienne et j’ai entendu une information qui m’a bouleversé durant toute la journée d’hier au point que ma journée était toute morose. Il s’agit d’une altercation entre le PDG de Sunrise Airways, Philippe Bayard, un mulâtre et le Directeur General de l’Autorité Aéroportuaire Nationale, le Colonel Irving Mehu, un nègre haïtien. Selon ce qu’ont rapporté les journalistes, le propriétaire de Sunrise Airways a un bordereau de trois millions de dollars non acquitté à l’AAN et le directeur de cette institution réclamait l’argent de ce dernier. A Philippe Bayard de dire à Irving Mehu qu’il avait contribué dans la campagne de Jovenel Moise et qu’il n’avait pas encore tiré tout profit de son investissement et qu’il n’allait pas payer le bordereau. Quand Irving Mehu a monté le ton et mis de la pression sur le mulâtre Philippe Bayard, il a traité le colonel Mehu de « ti nèg nwè ». A noter que les journalistes n’ont pas cité le nom de Philippe Bayard nommément. C’est après avoir passé trois coups de fil au niveau de la presse locale que j’ai eu le nom de Philippe Bayard. En écrivant cet article, je ne veux nullement pointer du doigt Philippe Bayard comme un criminel, mais je veux parler en général du racisme patent qui prévaut en Haïti qui fait son petit bonhomme de chemin sans déranger la masse des nègres haïtiens, surtout les intellectuels de la classe moyenne qui acceptent de subir ces genres d’humiliation journellement sans rechigner, sans lever leur voix. Je veux aussi parler du traitement de faveur que jouissent les Arabes, les Juifs et les mulâtres en Haïti au détriment des nègres qui sont en majorité dans le pays et qui souffrent.

En 2014, alors que j’étudiais les Affaires Publiques et Internationales à l’Université d’Ottawa, lors d’un débat en ligne sur un groupe Facebook avec des mulâtres, face à moi, débatteur qui maitrise ses dossiers, un mulâtre haïtien a sorti de son gond pour me dire que si j’étais en Haïti, je serais son cireur de bottes. Je n’ai pas caché mon indignation, et je lui ai dit ce que le cassagnol avait dit au bœuf. C’est sous le conseil du spécialiste de banque Guy Laude que j’ai dû reprendre mon calme et laisser tomber le chenapan qui est un Rouzier. Sans plus tarder, je veux présenter à mon lectorat le grand commandeur d’esclaves nègres haïtiens Philippe Bayard :
https://challengesnews.com/philippe-bayard/
« Si l’on devait illustrer le mot entrepreneur dans le dictionnaire, on pourrait choisir Philippe Bayard. Formé à l’aéronautique au Chili, certifié pilote commercial au Canada, cet entrepreneur haïtien conjugue « The sky is the limit » en français et au présent !

De pilote à fondateur de la Société Audubon Haïti, il n’y a finalement qu’un vol… et beaucoup de curiosité et d’opiniâtreté. Philippe Bayard, né aux Gonaïves, garde de son enfance les moments passés dans la forêt de Passerène à observer la nature en se disant qu’il fallait s’y créer une place et non le contraire. Dans sa vie professionnelle, il semble poursuivre la même philosophie. Pilote en Haïti, il rencontre les opportunités qui lui font prendre des initiatives d’affaires totalement en dehors de son secteur. En 1982, il s’occupe du montage qui transformera Télé Haïti, alors en faillite, en première TV reçue par satellite de la région. En 1983, enthousiasmé par la production de yaourts « maison » de l’un de ses collaborateurs, il crée avec lui Madou, une compagnie de produits laitiers. « Haïti n’était pas prêt pour l’industrie et une filière nécessitant le respect de la chaîne du froid, mais nous avons tenu cinq ans », confie-t-il. De pilote en projet pilote, les expériences lui font monter de nouvelles entreprises. Par exemple, les activités de change auxquelles l’obligent les achats d’intrants pour les yaourts, l’amènent à créer avec son frère, l’agence de change Bayard.

De Sunrise Airways…
Alors que la situation du pays lui impose de choisir entre développer les infrastructures sécuritaires du change ou de recentrer son activité, l’agence Bayard abandonne les opérations de cash et développe des représentations de firmes étrangères ayant une expertise dans l’impression sécuritaire (passeports, billets de banque, cartes d’identités). Une activité qui s’est maintenue et développée à ce jour pour Haïti, la République dominicaine et la Jamaïque. Trois pays qui, comme par hasard, se retrouvent aussi dans les activités aéronautiques de Philippe Bayard. Alors que, depuis 2001, l’ancien pilote fournissait des équipements puis des avions aux opérateurs haïtiens et dominicains, les difficultés que rencontraient ces opérateurs à respecter les normes, le poussent à créer Sunrise Aviation pour prendre en charge la maintenance. Compagnie qui devient Sunrise Airways en 2009 et opère en propre ses appareils qui transportent désormais des centaines de passagers vers le Cap-Haïtien, Santo-Domingo, Providenciales, Cuba…

… à la Société Audubon Haïti
Il est particulièrement interpellé par la migration des oiseaux, ce mouvement récurrent, naturel et réglé comme un calendrier, qui amène chaque année les oiseaux d’Amérique du Nord vers notre île durant les mois d’hiver. Sa curiosité, ses rencontres et cette forte conscience des obligations de l’homme envers la nature seront les bases de la SAH, fondation dédiée à la conservation de la biodiversité et des écosystèmes, dont il choisit le nom, pas seulement pour faire écho à la Audubon Society américaine, mais surtout pour rendre hommage au plus célèbre ornithologiste du monde, Jean-Jacques Audubon, né aux Cayes de mère haïtienne.

A sa manière, avec tact et subtilité, cet homme est un agitateur. Face à l’indifférence pour la mémoire et les valeurs, Philippe Bayard publie une anthologie de la littérature haïtienne de Pradel Pompilus et incite la Banque de la République d’Haïti à intégrer le patrimoine culturel et naturel d’Haïti sur les billets de banque. Face à la dégradation de l’environnement, Philippe Bayard pense éducation et pédagogie et publie le livre Les oiseaux d’Haïti, puis crée la Société Audubon Haïti pour lancer ses cris d’alarme et tenter de sauver la biodiversité. »

Ce texte est signé par Stéphanie Renauld Armand.

En fait, notre grand commandeur Philippe Bayard agit naturellement comme s’il s’adressait à un esclave. Les mulâtres en Haïti n’arrivent pas à comprendre qu’ils sont le produit du viol d’une négresse par un blanc et qu’ils doivent être précautionneux et faire preuve de charité. Comme professeur d’université, j’écris dans le but de former, d’éduquer et de transformer. Pour gérer le temps, je ne veux pas trop étayer sur la question de couleur, mais je veux partager quatre textes instructifs avec mon lectorat :

1- http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/why-haiti-matters-tous-les-negres-69138

2- http://www.slateafrique.com/91833/racisme-en-haiti-radiographie-du-mal

3- http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/27/moi-noire-et-objet-de-racisme

4- https://lamenparle.hypotheses.org/286

Je trouve opportun de partager avec le public un segment de l’un des textes :
« Jamais, en Haïti, on n’a enregistré de manifestations de masse, en vue de protester contre les agissements racistes envers une quelconque catégorie ou groupe de personnes. Le racisme est présent tout aussi bien chez les catégories sociales à peau claire que chez la majorité à peau foncée. Toutefois, pour la deuxième catégorie, le châtiment est double. Les noirs sont stigmatisés par les «blancs» et par leurs congénères.

La malédiction d’être noir en Haïti
Pour une grande partie de la population noire, les actes racistes dont ils sont victimes régulièrement sont normaux.

«On est pauvres, on est noirs, donc on n’a aucun droit», se disent la plupart des gens.

Dans la tête de bon nombre d’Haïtiens, être noir est synonyme de pauvreté et c’est une malédiction. Le nanti, lui, se fiche qu’on le traite de «sale blanc», aujourd’hui.

«Le chien aboie, la caravane passe.»

De toute façon, il a tout pour lui: voie au chapitre, l’argent, l’adulation des autres (parce qu’en Haïti, la personne à la peau claire représente l’idéal de beauté).

Depuis environ deux décennies, des Haïtiens, desfemmes notamment, pratiquent la dépigmentation de la peau, comme c’est le cas dans beaucoup de pays d’Afrique.

Une grande partie de ceux qui ne s’adonnent pas à la décoloration de la peau cherche à entrer dans une famille à la peau claire. Ceci, malgré les barrières de toute sorte dressée par cette élite au teint clair. »

Ce qui est arrivé au colonel Irving Mehu n’aurait jamais arrivé à un homme debout et de caractère. Sois je démissionne, sois Philippe Bayard paie son bordereau de trois millions de dollars. Les mulâtres en Haïti croient qu’ils sont les héritiers de la terre d’Haïti et que tout est permis. A plusieurs reprises, j’ai observé avec quelle condescendance ils s’adressaient à de pauvres malheureux de teint foncé. Philippe Bayard a vécu en Amérique du Nord et il sait que les affaires ne se font pas ainsi. Le fait d’avoir contribué à la campagne d’un président ne te donne pas carte blanche pour ne pas payer ton bordereau. Le colonel Irving Mehu devrait interdire le décollage et l’atterrissage de tout avion appartenant au groupe Sunrise Airways jusqu’à ce que le bandit légal Philippe Bayard ait réglé son compte. Malheureusement, nous sommes en Haïti, pays où les bandits légaux règnent en maîtres et seigneurs. Ne soyez pas étonnés si cet Irving Mehu reçoit des pots de vin de la part de Philippe Bayard. Je conçois mal qu’un client puisse parler avec autant d’arrogance à un directeur général et même l’invectiver. C’est une preuve que la fonction publique en Haïti est réduite à une peau de chagrin. Est-ce que Irving Mehu va transférer la balle entre les pieds du palais national ou il va tenir tête avec Philippe Bayard pour payer son bordereau. Est-ce qu’il est prêt à démissionner pour sauver son honneur, si honneur il y a. Rien n’a changé en Haïti, sous les gouvernements lavalas les conditions étaient les mêmes ; sous les administrations tèt kale, la débandade ne fait qu’empirer

« Le propre du leader n’est pas de critique, mais d’entreprendre. Une vision inspirante commence souvent par un rêve. Le leader est aligné avec ses valeurs, qui apportent un véritable sens à ses accomplissements. Selon Gandhi, « le sens du bonheur se développe lorsque ce que nous pensons, ce que nous disons et ce que nous faisons est en harmonie ». Le leader a les yeux sur le futur, ose la curiosité, l’innovation. Il entraîne le groupe vers sa vision et lui transmet sa passion pour agir. Il n’a pas besoin d’ordonner, il inspire ! Il n’est pas toujours dans le contrôle, il sait déléguer et aussi féliciter. » Je ne vais pas passer mon temps à pleurnicher parce que des mulâtres agissent comme des cons. Je ne vais pas être attristé parce que des « Ti wouj » décident de foutre le bordel dans mon pays. Je vais m’armer de courage pour affronter des thuriféraires comme Philippe Bayard qui est présenté comme un génie, un grand entrepreneur alors qu’en réalité le type est une sangsue qui ne paie pas ses bordereaux et qui utilise des méthodes non catholiques dans le monde des affaires. Je sais qu’en Haïti, le secteur des affaires est contrôlé par une mafia. Il n’y a pas d’anges dans le secteur des affaires en Haïti. Nous avons affaire à des assassins, hommes et femmes, petits et grands, Arabes, Juifs, mulâtres ou nègres. Ce qui m’indigne dans cette affaire, c’est le comportement « kase fèy kouvri sa » du gouvernement. Crois-moi, Philippe Bayard ne paiera pas un sou des trois millions de dollars dûs à l’Autorité Portuaire Nationale alors que le gouvernement veut porter les membres de la diaspora à payer une taxe de 10,000 gourdes par an. Ceux de la minorité zwit qui s’enrichissent au détriment de la majorité nationale ont la vie facile, alors que les nègres ont la vie dure. Sommes-nous prêts à avoir un pays viable, prêt à arpenter la voie de la souveraineté, de la libération et du développement endogène durable ?

La question de racisme en Haïti, les inégalités sociales sont bel et bien présentes. Malheureusement, ce sont les ébènes dans la grande majorité qui persiste avec ces pratiques contre leurs frères et sœurs. C’est écœurant de le dire, mais le nègre haïtien est aussi raciste que l’Arabe, le Juif et le mulâtre. Comment allons-nous tâcler ce problème pour qu’enfin tous les Haïtiens prennent conscience qu’ils sont des « moun » à part entière ? La grande leçon qu’il faut tirer de cette altercation entre Philippe Bayard et Irving Mehu c’est que l’Etat haïtien se résume à Jovenel Moise, une marionnette placée par la classe possédante pour garantir et protéger ses intérêts. Pendant que les étudiants reçoivent une éducation au rabais à cause de manque de ressources, un contribuable a le droit de ne pas payer trois millions de dollars qui aurait pu financer une grande bibliothèque numérique dans les villes de Port-au-Prince, Carrefour, Delmas ou Pétion-Ville. Combien de ces Philippe Bayard existent-ils en Haïti en ce moment ? Je n’ai pas supporté l’inculpé Jovenel Moise et je n’ai aucune sympathie pour lui. De jour en jour, nous constatons que ce type est un mauvais acteur qui essaie d’embobiner toute une population qui souffre dans une pièce de théâtre tragi-comique. Les intellectuels noirs de la classe moyenne ne pipent mot puisqu’ils arrivent à gagner leur pain quotidien tant bien que mal dans ce tohu-bohu. Il n’y a plus d’hommes debout en Haïti. Tous les éléments de la classe moyenne sont réduits au stade de larbins. Comment ce peuple va-t-il sortir de ce bourbier ? En fin de compte, je crois que seule une révolution en Haïti pour chambarder ce système pourri peut sauver le pays. Le grand hic est avec qui va-t-on faire cette révolution puisque la majeure partie de la population est constituée d’affamés et notre classe moyenne est parsemée de jobeurs professionnels sans colonne vertébrale ou invertébrés et sans conviction.

Je reste persuadé que les choses ne peuvent plus continuer ainsi pour cinq années de plus. Tôt ou tard, l’abcès crèvera. Les Philippe Bayard existent en grande quantité et sont de plus en plus arrogants. Quand on est noir en Haïti, on est condamné à être le tchyoul des Arabes, des Juifs et des mulâtres comme l’inculpé Jovenel Moise est le tchyoul des nantis d’Haïti et de la classe possédante répugnante. L’espoir de ce pays réside entre les mains de la jeunesse, surtout la jeunesse universitaire qui doit articuler sa pensée systématiquement et inviter les jeunes à réfléchir sur leur condition infrahumaine. Je m’engage dans cette bataille au sein de l’Université d’Etat d’Haïti et auprès de la jeunesse étudiante. Les grands commandeurs d’esclaves nègres haïtiens comme Philippe Bayard n’auront pas toujours droit de cité en Haïti. Le moment arrivera où l’on cherchera ses arrogants comme une aiguille dans une botte de foins, on ne les trouvera pas. Les épiphanies se multiplient et deviennent plus intenses de jour en jour. Je suis persuadé que dans moins de dix ans, le dilemme haïtien sera résolu. J’ai foi en l’avenir prometteur et santibonique, je m’y engage. J’exhorte la jeunesse de mon pays à prendre note et à se mettre au pas pour faire un leve kanpe parceque ce bordel ne peut plus continuer dans le pays. Ces nantis sont de trop. Ils refusent de payer des taxes et des impôts et constituent un frein au développement. Il faut à tout prix les neutraliser et les éliminer s’il le faut. Nous devons garder le cap sur le futur santibonique d’Haïti et cesser de rechigner comme le colonel Irving Mehu a consenti à faire au lieu d’agir comme un fonctionnaire responsable et un homme debout. Chers compatriotes, Ayiti pa dwe peri e nou dwe goumen poun retire peyi a anba grif ti wouj ki rete kwè tout nèg nwa se esklav e yo dwe viv nan kondisyon egzekrab. Préparons-nous pour la révolution ! Ayiti survivra !

Kerlens Tilus 07/12/2017

Futurologue/ Templier de Dieu

Snel76_2000@yahoo.com

Tel : 631-639-0844

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