Wednesday , September 20 2017
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Quand Les politiciens traditionnels se sont mis à l’écart

Les politiciens traditionnels se sont mis à l’écart “démocratiquement” pour faire place à une bande de vautours qui se disent porteurs de changement dans un pays qui s’enfonce chaque jour. Une première dame qui se contente d’effectuer des visites “déjà vu” dans des endroits insolites pour se faire prendre en photos rien que pour la gloire de Facebook sans communiquer aucun programme, aucun projet, aucune vision. Un nouveau président en manque de leadership, impopulaire au sein même de sa propre bande de rats rats de PHTK, et qui a déjà montré son incompétence avant même son investiture. Un discours sans saveur pour rendre un dernier hommage à un ancien président décédé dans des circonstances “occultes” et “obscures” propres à l’haitienne comme quoi nos morts ne peuvent pas être des morts naturels.

Une capitale fatiguée, nauséabonde, encombrée de 4X4, asphyxiée de monoxyde de carbone. Entre temps la gourde s’échange à 70 pour un dollar avec un sourire innocent et ignorant au visage. Entre temps la gangrène calamiteuse devient cancéreuse à Canaan, Cité de Dieu, Solino, Fort Liberté, Abricots, Arniquet, aux Coteaux, Mombin Crochu, Bombardopolis, Anses-à-Pitres, La Fossette, Cité Lescot….etc. Apparemment les politiciens traditionnels n’étaient pas les pires de nos espèces. Ils peuvent être fiers de compter professeur Manigat dans leur rang.

Je suis impatient de voir ce ras-le-bol et cette rage qui grossit se transformer en éclatement populaire qui trainera des centaines de milliers de gens dans les rues pour détruire et brûler tout sur leur passage, mais cette fois-ci de façon très sélective en commençant par la maison des noirs et blancs et d’autres symboles qui nous piquent les nerfs depuis des décennies.

Il y a deux façons de combattre la violence: la négociation ou une plus grande violence. La première n’existe pas pour ce qui nous concerne en Haiti. Elle n’existe pas pour les 52% vivant en pauvreté, elle n’existe pas pour les 26 % vivant en pauvreté extrême. En plus les détenteurs de pouvoirs économique et politique, tant au niveau national qu’international ne parlent et ne comprennent que le langage du prédateur, car leur habitat, réel ou virtuel, est une véritable jungle. Donc la seule alternative de survie qui nous reste est une plus grande violence, mais cette fois-ci disciplinée, dirigée, ciblée et sélective.

Dr. Lamos Paul
MD MS CPHIMS

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