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Que faire des arrogants donneurs de leçons de la diaspora?

J’aurais pu titrer ce texte : Stanley Lucas, un pantin pathétique. Mais, je choisis de ne pas donner cette presse à cet individu caniveau. Le cas Stanley Lucas mérite d’être étudié et enseigné dans les universités haitiennes dans un cursus où l’on enseigne les méfaits de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Ce monsieur n’a jamais présenté son curriculum vitae. Mais, il raconte toujours à qui veut l’entendre qu’il est un consultant international de haut calibre. Seuls des imbéciles et des retardés mentaux peuvent croire en une certaine compétence de Stanley Lucas à conseiller un gouvernement pour le porter à poser des actions santiboniques. Il faut dire que le monsieur est très audacieux. Quoi qu’il ne peut pas rédiger un texte ni faire une évaluation sérieuse, il sait où trouver des gens capables et valables à exploiter. Plusieurs mémos circulent sur le net où Stanley Lucas aurait empoché la rondelette somme de 180 mille dollars u.s. entre le Consulat d’Haïti à New York et l’Ambassade d’Haïti à Washington D.C. De sources concordantes, j’ai appris que le régime Tèt Kale effectuait des virements sur des comptes appartenant à Mr Georges Stanley Lucas également. Donc, ce monsieur aurait reçu de la caisse publique plus de 250 mille dollars u.s. Ce qui est drôle dans tout cela c’est qu’il y a des journalistes qui s’érigent en défenseurs du monsieur. L’un d’entre eux eut même à dire que cette somme représentait un kaka hareng pour tout le bruit que ce dernier fait dans la presse et sur les réseaux sociaux.

L’on doit retenir que Michel Martelly a dilapidé plus de trois milliards de dollars des fonds de Petrocaribe et que certains éléments de la diaspora qui se disent leaders ont bénéficié des largesses du roi mardi-gras. Stanley Lucas n’est pas le seul soit disant leader de la diaspora à avoir amassé une importante somme. Nombreux ont servi d’espions pour Martelly et Laurent Lamothe. Durant ces cinq dernières années, plusieurs vagabonds de la diaspora ont fait beaucoup de bruit avec la question de participation et d’intégration de la diaspora dans les affaires d’Haïti. Mais, c’est aujourd’hui qu’on comprend bien leur motivation. Cette diaspora qui se dit capable de sortir Haïti du marasme est elle-même moribonde. Il est à rappeler qu’en 2010 lorsque le gouvernement américain avait demandé aux leaders de la diaspora haïtienne aux Etats-Unis un plan de reconstruction pour Haïti, ils ne pouvaient s’exécuter. Voilà pourquoi Bill Clinton est venu avec l’idée de la CIRH et on connait comment cette saga a terminé. Rien que ce mois, j’observe des échanges sur les réseaux sociaux entre les soit disant leaders de la diaspora, je remarque que ce sont les mêmes charabias qui se disent. Chacun essaie de démontrer qu’il est plus compétent que les autres. C’est une affaire de motivation personnelle et de paraitre. Il n’y a aucune velléité de lancer les Etats-Généraux de la diaspora haïtienne pour réfléchir sur le comment tâcler les problèmes auxquels la diaspora fait face actuellement. Tout moun ap chache kontak blan ak politisyen ann Ayiti pou yo ka fè kòb.

Depuis des années, certains groupes organisent des conférences, des colloques et autres activités sur la question de l’intégration de la diaspora et comment elle peut contribuer effectivement dans le développement d’Haïti. Malheureusement que ceux qui organisent ces conférences et colloques sont des mercenaires au service des pays hôtes et des mafieux en Haïti. L’immigration est un sujet très complexe. Ce n’est pas sans raison que l’establishment américain, par exemple accepte d’accueillir des Haïtiens sur son territoire. Nous faisons partie d’un système et d’un plan bien déterminé. L’idée de renforcer la diaspora haïtienne et de venir en aide à Haïti n’est pas partagée par les autorités américaines. Le focus des Américains est sur les Etats-Unis et non Haïti. Comment des éléments qui ont servi l’armée américaine et les intérêts américains au plus haut niveau peuvent s’ériger en leaders de la diaspora, donneurs de leçons et sauveurs d’Haïti quand nous savons qu’ils sont placés pour sauvegarder les intérêts américains en Haïti. Hilary Clinton dans le dernier débat présidentiel avait bien fait remarquer que la Fondation Clinton faisait avancer l’agenda et les intérêts des Etats-Unis d’Amérique en Haïti. C’est une expression forte qui invite à la réflexion. Que faire des arrogants donneurs de leçons de la diaspora ? Il faut juste les ignorer. On ne pourra jamais composer avec des mercenaires de la trempe de Georges Stanley Lucas. Tout leur souci c’est de faire de l’argent et dans n’importe quelle condition. Je veux souligner pour tous ceux qui liront cette réflexion qu’il y a des Haïtiens qui sont crédibles dans la diaspora et qui pourraient vraiment aider Haïti. Mais hélas, ces derniers ne font pas de bruit. Certains écrivent et font entendre leur voix dans des cercles fermées, mais ils sont boycottés par les jobeurs professionnels et abolotchos de la diaspora. En vérité, en vérité, l’organisation de la diaspora pour devenir une force véritable capable de venir en aide à Haïti n’est pas pour demain. Ceux qui se disent leaders travaillent contre les intérêts même de cette diaspora qu’ils disent aimer et en faire partie.

Le réveil des patriotes conséquents de la diaspora et d’Haïti pour fusionner leur force afin de mettre le cap sur le développement endogène durable de notre pays n’est pas pour demain. Aujourd’hui, ce sont les chèques de Stanley Lucas qui courent les rues, demain ce sera un autre mercenaire. Nous saluons le courage du président Jocelerme Privert qui n’a pas cédé aux pressions des abolotchos qui sont toujours sous payroll du gouvernement haïtien même quand ils ne fournissent rien comme travail et rendement. Le président Jocelerme Privert a bel et bien montré quand il y a de la volonté, nous pouvons bouger. Son administration a signé avec la Chine le 10 Septembre dernier un contrat pour l’électrification de tout le pays à partir des énergies solaire et éolienne. Ce projet coûtera 1.2 milliard de dollars. La Banque de Chine avancera 85% du coût total du projet et 15% par l’état haïtien. Je retournerai sur ce sujet qui n’est pas l’objet de mon article. Mais, je voulais bien montrer à la diaspora haïtienne qu’elle doit être déterminée à faire le lobby pour que des hommes et des femmes dynamiques puissent être au timon des affaires en Haïti et prendre en mains le leadership de la diaspora. Je tiens à saluer et remercier les ingénieurs Joseph Raoul et Luckner Bayas qui sont disposés à mettre leurs connaissances au service de la reconstruction du Grand Sud. Ce sont deux personnages effacés qui ne demandent pas grand-chose que de servir leur pays natal. Il n’y a pas que des Stanley Lucas, personnage perfide et malhonnête dans la diaspora. Il y a des gens de grand cœur et qui sont prêts à aider leur pays. Que
Dieu bénisse Haïti et la diaspora haïtienne !

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Kerlens Tilus 10/28/2016
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