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Notre leçon? Une équation des plus simple.

Notre leçon? Une équation des plus simple.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Aussi simple que puisse paraître cette leçon, comme des cancres à la maternelle, nous n’arrivons toujours pas à l’assimiler ! En résulte une incapacité à passer cette classe de transition, et ainsi l’impossibilité d’entrer dans celle de la démocratie. N’en déplaise aux fanatiques et intéressés qui ne connaissent d’analyse que la diabolisation de l’autre, le simple bon sens pourtant nous montre que depuis près de 30 ans, nous suivons le même cycle d’une équation des plus simple :

1) Un choix émotionnel d’un président.
2) L’intransigeance d’un chef d’état qui toujours se croit trop grand pour écouter les critiques.
3) Une opposition poussée à bout par le mépris.
4) La colère d’un peuple, manifestée dans la violence et une fin de règne sous fond de crise.

Les acteurs inversent les rôles de bourreaux et de victimes tour à tour dans ce macabre scénario, les sauveurs d’aujourd’hui seront les pestiférés du lendemain. Entre temps le pays reste figer, et qui dit figer dans un monde qui bouge, c’est automatiquement reculer.

La fin de règne tourmentée du président Martelly était donc écrite, dès sa prise de pouvoir. Considérant son choix comme président, basé, soit sur la haine et le ras le bol d’un certain secteur dit (au nom d’une bêtise sémantique) TRADITIONNEL, soit par appréciation particulière de la vedette qu’Il était. Mais tout le monde s’accordait sur le fait qu’il ne représentait en rien le profil d’un chef d’état et pourtant choisi quand même contre toute logique.

Loin d’être une fatalité, nous pourrions tout au moins espérer malgré le choix émotionnel qu’Il se montrerait digne d’un tel honneur. Mais la présidence n’est pas une veste magique qui change celui ou celle qui la porte en super héros, le caractère d’un homme ne change pas une fois au pouvoir sinon pour le pire. Et du “Sweet Micky” qu’Il était tout le monde connaissait le caractère conflictuel de l’homme.

D’autant que je m’en souvienne, la société ne s’est jamais prononcée sur le profil de chef d’état dont elle a besoin en fonction de ces multiples défis socials et économiques, et sincèrement plusieurs de ceux qui acculent en ce moment le Président Martelly réagiront de la même manière si ils se trouveraient dans cette même position.

Arrivé à cette fin de ce cycle plutôt cynique, il est exactement temps, comme des élèves devant faire face à un ultime examen, de repasser nos erreurs afin de mieux nous préparer. Il est temps que la société dresse finalement le profil de ses prochains dirigeants, pour que les choix ne se portent plus sur des besoins de clans ou la recherche d’un messie, mais plutôt sur le bon sens tout en tenant compte des besoins et visés. Que le prochain président donc, ressemble au mieux à l’image d’une personne intelligente, expérimentée, bienséante, consensuelle et morale, capable de mettre fin à ce cycle infernal.

Toutefois, nous pouvons aussi ne rien faire et continuer à jeter les blâmes les uns aux autres, à analyser les situations de manières superficielles, à croire que l’enfer c’est les autres, à ne regarder que dans le sens de l’intérêt personnel et à croire que le problème peut toujours se régler dans le mensonge et la duplicité. Soit! Ce serait notre choix, mais quand viendra le moment de résoudre l’équation “Choix émotionnel et irrationnel” plus “Président intransigeant” une fois de plus, que ceux et celles qui trouveront “Fin de règne violente” comme résultat ne soient plus considérés comme des incitateurs ou justificateurs de la violence mais plutôt comme de bons élèves qui auraient appris leurs leçons vieilles de 30 ans et qui ne font que réciter en connaissance de cause “la sempiternelle bêtise haïtienne”.

@samuelsimonis
Simonissamuel@gmail.com

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